mercredi 13 octobre 2010

Mineurs emprisonnés

Quelle belle émotion que de voir la planète entière assister en direct au sauvetage des mineurs chiliens emprisonnés depuis 69 jours. Remarquable surtout de voir ce peuple fier transformer une tragédie nationale en fierté nationale. Le président Sebastian Pinera, la Première Dame chilienne Cecilia Morel, les ministres de la Santé et des Mines étaient là pour les accueillir au son des chants patriotiques. Une belle réalisation de la part d’un peuple qui a vécu son lot de misères, notamment dans les années 1970 et 1980.

Autant je suis fasciné par cette légitime fierté, je me suis en parallèle questionné sur la réaction qu’aurait eue notre bon peuple si un événement semblable s’était produit en notre pays. J’ai donc imaginé une plausible chronologie des événements… (les noms ont été modifiés pour ne pas les reconnaître).

5 août 2010 – Effondrement dans une galerie de la Mine Amos en Abitibi. 33 mineurs sont portés disparus.

22 août 2010 – Une sonde rejoint une salle de repos et revoie à la surface le message suivant : «nous sommes tous vivants».

Jusqu’à maintenant, tout va bien.

27 août 2010 – On crée un comité de travail composé des dirigeants de la mine, du ministère des Ressources naturelles, de la Sécurité publique, des centrales syndicales et d’un représentant du gouvernement fédéral pour discuter des meilleures techniques de sauvetage. Les discussions achoppent sur les coûts. Les syndicats accusent la minière de négligence, la compagnie menace de déménager en Amérique latine.

5 septembre 2010 – Les parties en arrivent à un accord sur le partage des coûts. Reste à trouver la solution technique.

14 septembre 2010 – On élabore trois plans de sauvetage qui visent à forer un trou de 60 cm pour atteindre les mineurs pris à 700 mètres sous terre, et à les remonter à l’aide d’une nacelle. Le gouvernement annonce que les mineurs devront sans doute attendre à Noël pour revoir leur famille.

19 septembre 2010 – Les Algonquins du lac Brunante obtiennent de la Cour provinciale une injonction pour arrêter les travaux de forage. Les camions doivent traverser des terres ancestrales consacrées à la chasse, la pêche et le trappage de survie.

4 octobre 2010 – Le gouvernement et les Algonquins du lac Brunante négocient une entente en vertu de laquelle le droit de passage est autorisé en retour d’une compensation de 7 millions de dollars.

6 octobre 2010 – Début des travaux de forage du puits de secours.

9 octobre 2010 – Les Amis de l’épinette noire et Greentree International obtiennent une injonction de la Cour provinciale pour arrêter les travaux de forage. Cette activité pourrait poser un risque pour la nappe phréatique et causer des désagréments aux migrations des outardes.

19 octobre 2010 – Le gouvernement et les groupes environnementaux s’entendent pour confier l’étude du dossier au Bureau des audiences publiques sur l’environnement (BAPE).

7 novembre 2010 – Début des travaux du BAPE.

18 novembre 2010 – Le comité des citoyens de Val-des-Mines s’inquiète des répercussions des forages sur la santé des citoyens, notamment des enfants. Ils obtiennent l’appui de leur député et de l’Institut national de Santé publique.

13 décembre 2010 – Dépôt du rapport du BAPE. Vu l’urgence de la situation, et la fin de la période de migration des outardes, le BAPE autorise la poursuite du forage. Mais pour minimiser l’impact sur la population, les forages ne pourront avoir lieu qu’entre 8 et 17 heures, du lundi au vendredi.

23 décembre 2010 – Arrêt des forages pour le congé des Fêtes.

7 janvier 2011 – Reprise des travaux de forage. Le gouvernement annonce qu’il confie à la compagnie Mécanex le soin de construire la nacelle qui servira à remonter les mineurs.

13 janvier 2011 – Un consortium chinois, une entreprise européenne et un concurrent québécois obtiennent de la Cour provinciale une injonction pour arrêter les travaux de forage. La construction de la nacelle à été confiée à une compagnie sans appel d’offres, ce qui est contraire aux dispositions des accords de l’Organisation mondiale de Commerce.

25 mars 2011 – La Cour donne raison au gouvernement qui n’avait pas à soumettre la construction de la nacelle à un processus d’appel d’offres, vu l’urgence de la situation. Les travaux reprennent.

5 avril 2011 – Un journaliste d’enquête découvre que le PDG de Mécanex est un généreux donateur à la caisse électorale du parti ministériel. Houleux débat à l’Assemblée nationale : l’opposition réclame la tenue d’une commission d’enquête sur la corruption et le retrait du contrat de nacelle à Mécanex.

12 mai 2011 – Début des travaux de la Commission d’enquête sur les allégations de corruption.

13 juillet 2011 – La Commission remet son rapport et reconnait que le gouvernement avait le droit de confier la construction de la nacelle à un entrepreneur de son choix, vu l’urgence du moment.

15 juillet 2011 – Reprise des travaux de forage

17 juillet 2011 – Début du congé de la construction

1er août 2011 - Reprise des travaux de forage

5 août 2011 – Premier anniversaire de l’effondrement de la mine. Les mineurs se considèrent chanceux d’être encore en vie et de ne pas travailler dans un pays sous-développé comme le Chili.

16 août 2011 – Le tunnel de sauvetage atteint enfin les mineurs. Reste à attendre la nacelle qui est en retard. Mécanex est en attente des pièces importantes qui sont fabriquées par son sous-traitant indonésien.

10 septembre 2011 – La nacelle arrive sur les lieux du drame. Horreur! Les sous-traitants ont peinturé un énorme drapeau canadien sur l’enveloppe extérieure. Les souverainistes sont outrés et y voient une vile manigance fédéraliste pour récupérer l’événement.

14 septembre 2011 – On crée un comité de travail composé des dirigeants de la mine, du ministère des Ressources naturelles, de la Sécurité publique, des centrales syndicales et d’un représentant du gouvernement fédéral pour discuter de l’épineux problème du drapeau.

22 septembre 2011 – Un compromis est négocié entre les différentes parties. La nacelle portera le drapeau du Canada, du Québec, de la ville de Val-des-Mines, de même que les logos de Mécanex, de la centrale des mineurs du Québec (CMQ) et de la fédération des travailleurs et travailleurs souterrains du Québec (FTSQ).

29 septembre 2011 – Bousculades, agressions physiques et saccage sur le chantier : la CMQ et la FTSQ ne s’entendent pas sur la priorité de remontée des mineurs.

1er octobre 2011 – Le ministre du Travail nomme un arbitre pour régler le conflit entre les centrales syndicales.

27 octobre 2011 – La CMQ et la FTSQ s’entendent sur une liste commune de priorité de remontée qui tient compte de l’ancienneté.

6 novembre 2011 – Un document confidentiel du gouvernement est obtenu par la presse. Les coûts de l’opération de sauvetage dépassent de sept fois les estimations initiales. Des groupes de citoyens en colère et l’opposition manifestent devant le chantier.

13 novembre 2011 – Le gouvernement annonce qu’il débloque une aide spéciale pour défrayer les coûts de l’opération de sauvetage et qu’elle ne se traduira pas par des hausses de taxes ou d’impôt. Le premier ministre demande à son homologue canadien que les sommes soient puisées à même les surplus de la caisse de l’assurance-emploi.

4 décembre 2011 – Les réparations effectuées et la nacelle repeinte, les opérations de secours peuvent débuter.

12 décembre 2011 – Les mineurs sont enfin de retour à la surface.

21 décembre 2011 – Le premier ministre se félicite du succès de l’opération et que les mineurs peuvent fêter Noël avec leur famille comme il l’avait prédit. Il blâme toutefois l’inaction du gouvernement fédéral qui, selon lui, est à l’origine des retards éprouvés.

Une belle histoire qui finit bien…

105 commentaires:

  1. Parfait. Excellent. Génial.

    RépondreSupprimer
  2. Vraiment drôle mais Ô comme tristement réaliste, en espérant que ça ne puisse pas arriver...

    RépondreSupprimer
  3. Un excellent texte ! Bravo pour le réalisme... Tristement réaliste !

    RépondreSupprimer
  4. Ah ben, aucune mention des révélations de Carole Devault sur sa liaison passionnelle avec un mineur marié.

    RépondreSupprimer
  5. hahah EXCELLLLLLLENT
    tres vari

    RépondreSupprimer
  6. Fichtrement bien dit!

    RépondreSupprimer
  7. En situation d'exception le Québec réagit en général très rapidement et efficacement. La crise du verglas en est un exemple éloquent. Votre satyre n'est donc, selon moi, pas très pertinente et par conséquent pas drôle.

    RépondreSupprimer
  8. HA HA très drôle !!... mais tristement vrai... Maudit qu'on fait dur !!

    RépondreSupprimer
  9. Je crois qu'il manque une election generale quelque part

    RépondreSupprimer
  10. Caricature hélas trop ressemblante!

    RépondreSupprimer
  11. 17 mois en tout...ça laisse quand même le temps à des élections provinciales ou fédérales...et Dieu sait que ça n'aurait pas accéleré les opérations !!!

    RépondreSupprimer
  12. Il manque aussi un remaniement ministeriel!

    RépondreSupprimer
  13. Absolument magnifique: un petit bijou qui colle avec l'impression que nous laisse le Québec par les temps qui courent.

    Merci!

    André S.

    RépondreSupprimer
  14. Même si on sait que ça ne se passerait pas exactement comme ça, les libres pensées de l'auteur sont inpirées de notre réalité. CHUM, métro, Gaz de shiste, amphithéâtre, construction, Bastarache etc...

    JLB

    RépondreSupprimer
  15. Plutôt que de rendre compulsivement anti-québécois (perso, je ne tire pas de complexe du succès des autres. Je suis content pour eux, sans plus), cet événement heureux devait surtout rendre un petit peu pro-chilien quand même. Ce pays du sud, de 18 millions d’habitants, dont 40% de la production nationale repose justement sur le secteur minier et l’expertise en découlant, a superbement gagné ses cocardes tricolores ici. Ils ont fait tout ça comme des vrais as technologiques. Ils ont montré, en plus, un sens du showbiz, du vécu télévisuel et du PR qui n’a absolument rien à envier à leurs gros voisins du nord.

    Chapeau! Casque de mineurs!
    Paul Laurendeau

    RépondreSupprimer
  16. Jolie caricature!

    Et bien entendu, cela ne se passerait pas comme ça. Pensons à la crise du verglas ou à l'inondation au Saguenay. Ça n'a pas niaisé.

    RépondreSupprimer
  17. Aux anonymes: Bien sur que le Québec sait se mobiliser et faire bouger les choses en cas d'urgence, mais cette caricature représente tellement l'état d'esprit de notre population, la volonté de consensus excessive, d'aménagements déraisonables, une seule personne peut soulever une commision, un moratoire...tout le monde parle, individuellement, égoistement, sans savoir. Triste caricature mais OH combien vrai dans le fond!

    RépondreSupprimer
  18. BRAVO pour votre fable!!

    J'essayais de m'imaginer nos politiciens (Charest, Marois) acceuillir les mineurs à la sortie de la nacelle...

    Auraient-ils été capable de se montrer aussi près de leurs concitoyens?

    RépondreSupprimer
  19. Il y a un gros oubli: les groupes de femmes qui protestent que les argents pour sauver seulement trente mineurs pourraient financer trois nouveaux centres pour femmes requis depuis longtemps pour la régions mal desservie à la frontière du Labrador. Aussi, que des fonds équivalents soient dédiés pour les femmes dans le «trou» financièrement et que les employés qui travaillent au sauvetage soient autant des femmes que des hommes. Blah blah blah...

    RépondreSupprimer
  20. Oui monsieur.
    C'est exactement ça.
    Le modèle québecois!
    Quoique vous avez omis les pressions religieuses.
    Jean Marie de Koninck, l'ayatolah de la securité par excellence, ou plutot a outrance.
    La distribution des enveloppes brunes.
    Les avocats dans tout ça. Voyons donc, on ne peut rien faire sans leur graissé la patte ceux la.
    Y avait-il un musulman? Faut aménagé une salle de prière.
    Ouais, on fait vraiment dure ici.
    Puis on se permet de rire des pays pauvres.
    Misère!!!

    RépondreSupprimer
  21. Merveilleux ! Bravo.
    Du coup, je me sens moins isolée dans mon sentiment d'impuissance dans ce grand pays de...

    RépondreSupprimer
  22. 16 Juillet 2011, Maxime Bernier dit que l'État n'a pas à intervenir dans les opérations des entreprises privées. Le privé seul doit intervenir dans ce dossier. "Pas d'argent public, est-ce assez clair ?, dit-il.

    RépondreSupprimer
  23. 10/10!

    Ahh home sweet home!
    Très amusant, et malheureusement trop proche de la réalité...

    RépondreSupprimer
  24. Et que faire de la pub de la Fédération des Femmes du Québec qui dénonce les entreprises qui recrutent des mineurs (sans jeu de mot) dans les écoles, alors que si elles avaient su, les mères n'auraient peut-être pas enfanter de la "chair à mine" ?

    RépondreSupprimer
  25. C'est à peu près ça qui serait arrivé.
    Réalité Québecoise oblige.

    RépondreSupprimer
  26. Votre fable illustre bien le climat social que nous subissons au Québec sur les derniers milles ... euh ... kilomètres !

    Heureusement, nous savons bien qu'en cas d'urgence, de désastres naturels par exemple, les Québécois n'ont pas les deux pieds dans la même bottine.

    Merci tout de même de nous faire profiter de votre sens de l'humour.

    RépondreSupprimer
  27. Et Franco Fava, il joue quel rôle dans tout ça ? Et à quel moment Lucien Bouchard envoie-t-il un long texte à l'empire Gesca sur l'incompétence des Québécois ? Texte qui entraînera la réplique de Jean-François Lisée, auquel répondra Joseph Facal et que Jacques Brassard reprendra sur son blog, qui sera relayé par Jeff Fillion et Stéphane Gendron, pour lequel Pauline Marois dira ce n'est que de la jasette tout cela. Et Marie-France Bazzo qui demandera à Vincent Marissal ce qu'il pense de tout ça. En plus des 18 textes de Richard Martineau qui écriraun jour: je suis pour. Puis le lendemain: je suis contre. Puis que c'est à cause des femmes voilées.

    RépondreSupprimer
  28. Bravo! Il ne manque que des enveloppes brunes! Oups!

    RépondreSupprimer
  29. Hi Hi Hi !!!! Elle est bien bonne !!!!!

    RépondreSupprimer
  30. Je suis réellement déçu de votre commentaire. Votre scénario de chronologie est peu probable pour le Québec... Il faudrait compter au moins 3 ans de plus !

    RépondreSupprimer
  31. Je suis chilienne et j'habite au Québec depuis 18 ans. J'ai très bien rigolé, une chance que cela s'est passé au Chili...

    RépondreSupprimer
  32. J'adore! Du bonbon! ;)

    RépondreSupprimer
  33. Excellent! :)
    Chapeau!

    RépondreSupprimer
  34. Un texte bien fignolé qui reflète, hélas, la réalité au Québec...Je ne trouve pas qu'il y ait d'exagérations. Ceux qui pensent le contraire ne sont pas, selon moi, très réalistes. Bravo !!

    RépondreSupprimer
  35. Excellent éditorial. Je vais certainement revenir! Bravo.

    RépondreSupprimer
  36. Je pense que si dès le début on avait fait appel au privé pour un PPP, le tout aurait pu se régler en 2 mois de moins.
    Probablement pour plus cher aussi, mais vu l'urgence de la situation !

    Par contre j'ai une question d'orientation. Lorsqu'ils sortent de la mine est-ce qu'il faut prendre la 30 pour aller jusqu'au CHUM ?

    RépondreSupprimer
  37. Super, Bravo.
    La réalité chez nous....

    RépondreSupprimer
  38. La prochaine commission d'enquête sera celle çi......haha. Vraiment réaliste, mais quelle tristesse :(

    RépondreSupprimer
  39. N'y a t'il pas quelqu'un qui a dit que ça aurait couté moins cher, si ce sauvetage avait été réalisé en PPP ?

    RépondreSupprimer
  40. Mine de rien, ça ma fait rire...

    RépondreSupprimer
  41. Quelle tragédie humaine québécoise qui aurait le don de nous mettre tous en "beau bastarache"!

    RépondreSupprimer
  42. Et Maclean's en ferait sa une dans son numéro des fêtes 2011. Texte intégral ... question de mousser les ventes! ;-)

    RépondreSupprimer
  43. euhhhhh aie les boys!!! y a des mineurs en dessous la...allo ...allo

    RépondreSupprimer
  44. Du LaFontaine à la moderne!... Enfin... à une réalité québécoise sous le joug canadien.

    RépondreSupprimer
  45. hahaha exelente facon de voir ca, triste mais vrai. Le systeme gouvernementale quebequois est tellement inpotent.

    RépondreSupprimer
  46. Chapeau ! On dirait une bonne farce mais malheureusement, c'est la réalité québécoise.

    RépondreSupprimer
  47. Si ce texte avait été écrit par un gars de Toronto, personne ne trouverait ça drôle et tout le monde crierait Québec Bashing.

    RépondreSupprimer
  48. Que c'est cynique, tout ça...

    RépondreSupprimer
  49. Eh attention .. faudrait pas tomber dans le Amos-bashing!! Trop vrai!!!

    RépondreSupprimer
  50. Piece comique plus que realiste. Divers problemes de la societe quebecoise calque sur une meme problematique sur laquelle ils ne se rejoindraient vraisemblablement jamais. Bonne imagination.

    RépondreSupprimer
  51. Hélas, le gars de Toronto n'aurait jamais pu arriver à quelque chose d'aussi navrant n'ayant jamais pu le vivre au quotidien. Désolant, réaliste, pauvre petit peuple que nous sommes.

    RépondreSupprimer
  52. ''En situation d'exception le Québec réagit en général très rapidement et efficacement. La crise du verglas en est un exemple éloquent. Votre satyre n'est donc, selon moi, pas très pertinente et par conséquent pas drôle.''

    C'est fou la différence qu'il peut y avoir entre 2 gouvernements! Celui lors de la crise du verglas était très efficace. (Étant ambulancier de profession, j'y ai participé)

    RépondreSupprimer
  53. Superbe exercice d'autodérision! Hélas, c'est à peine caricatural! Mieux vaut en rire si on veut survivre...

    Faudrait penser à ajouter la chanson-d'encouragement-aux-mineurs-emprisonnés, genre "we are...under the world", avec Céliiiiiiiiiine qui promet d'inviter tous les rescapés à Vegas ;-)

    RépondreSupprimer
  54. Si le maire Labeaume aurais pris la decision les mineurs seraient tous revenus le lendemain......

    RépondreSupprimer
  55. Très bon!

    Par contre à ceux qui parlent de réalisme, vous êtes dans le champ, et je ne pense pas que c'était le but de l'auteur (qui fait une caricature).

    Mais la satire est très bonne et j'ai bien ri! Aaah, le Québec... Ouste les libéraux, ouste les péquistes, ouste les adéquistes, et vivement un parti de centre-droite qui saura remettre les priorités à la bonne place.

    Pourquoi ne pas commencer par les firmes de génie-conseil et les syndicats qui sont à l'origines de tout ces problèmes.

    Chuck

    RépondreSupprimer
  56. On est un grand Peuple????????????????????????????

    RépondreSupprimer
  57. voyons donc, .... ca se peut pas ...la CMQ et la FTSQ ne s’entenderait jamais sur une liste commune de priorité de remontée qui tiendrait compte de l’ancienneté.

    RépondreSupprimer
  58. "it's funny because it's true" --- Fat Tony - The Simpsons

    RépondreSupprimer
  59. C'est tristement très drôle! Belle analyse de notre société de NONISTES comme a dit Jean-François Lisée. On dit non à tout et voilà ce que ça peut donner. Bravo à l'auteur.

    RépondreSupprimer
  60. Best analysis of our systemic issues ever!

    RépondreSupprimer
  61. J'aime beaucoup cette satyre mais cela demeure une satyre. Bien entendu c'est quand même un reflet de notre réalité québécoise qui nous amème à dire"pourquoi faire simple quand on peut faire compliquer". Cette expression sied bien à nos avocats et notaires qui sont encore ce jour les notables de notre société c.a.d. ils siègent dans les gouvernements et dans les municipalités. Bien entedu ils s'assurent que les nobles de leur rang en retirent leur part de gâteau. Je suis un peu mi figue mi raisin avec cette facilité à nous dénigrer bien que je trouve l'autodérison saine et nécessaire. Je m'inquiète du fait que nous oublions trop souvent ce que nous réalison bien,on doit y apporter l'équilibre car l'opinnion publique est facile à influencer.Pourrait-on quelquefois faire si cela est possible faire de l'autodérision positive...
    Un bleuet fier

    RépondreSupprimer
  62. c'est l'enfer,pui le diable en même temps.....signé:wesern

    RépondreSupprimer
  63. Vos commentaires m'encouragent et confirment l'exaspération de notre nation à l’égard du système. Quand on a tout, ou presque, pour réussir, et qu’on voit nos projets collectifs s’embourber, il a de quoi devenir cynique.

    Mais ça peut changer…

    RépondreSupprimer
  64. Puis Julie Snyder rachète la mine et fait une téléréalité. On y met 30 autres personnes et tous les dimanches les gens choisissent lequel on fait remonter lors d'un vote téléphonique à 3 dollars l'appel...

    RépondreSupprimer
  65. Caricature, mais réaliste, c'est triste!

    RépondreSupprimer
  66. Très triste réalité,pris dans la servitude des Gouvernants.Sans plus.

    RépondreSupprimer
  67. Je suis persuadés nos gouvernements Fédéral et provincial auraient bien réagis et l’opération de sauvetage se serait déroulé rapidement et efficacement.

    Par contre Duceppe et Marois auraient sûrement trouvés le moyen de demander une commission d’enquête se le dépassement des coût non prévu, et essayer de renverser les gouvernements.

    RépondreSupprimer
  68. J'espères que le mineur "shhiiit" a pu garder son kirpan sur lui pendant la remonté...

    RépondreSupprimer
  69. Nous nous sommes toujours moqué des "républiques de bananes" du Tiers-Monde et de leur fameuse incapacité à avancer quelque projet que ce soit.

    Depuis environ une vingtaine d'années, ne trouvez-vous pas, vous aussi, que le Québec est de plus en plus en train de se "bananiser" ?

    RépondreSupprimer
  70. on fait dur dans notre république de bananes.

    RépondreSupprimer
  71. Tout le monde essaie de tirer la couverte de son bord par ici au lieu d'essayer que tout le monde ait son bout de la couverte. Ce serait si simple de vivre comme ça. Penser à aider ceux qui en ont moins pour partager ce qu'on a en trop.
    Je vais arrêter de rêver et aller faire le déjeuner.

    RépondreSupprimer
  72. Caricature mais à peine.
    Oui quand de vrais sinistres surviennent, nous réagissons relativement rapidement.
    Cependant, ce texte satirique nous rappelle l'état d'esprit de notre système contaminé et sa gestion par favoritisme et pots de vin.

    RépondreSupprimer
  73. même si généralement nous réagissons assez vite lors d'une catastrophe, ca démontre bien l'état d'esprit qui sévit présentement dans notre société.pensons au CHUM ou aux wagons de METRO, ou encore à l'échangeur TURCOT

    RépondreSupprimer
  74. Ti-Lou de la Mauricie..
    Oh quelle bonne parodie...mais aussi combien réaliste; la preuve,...on la vit tous les jours: commissions d'enquête, enquêtes publiques, comités pour étudier les autres comités(?), les maudits syndicats qui ressembles de plus en plus à la pègre, l'oppositions au gouvernement.....qui font..justement opposition par pure arrivisme politique...et bien sûr, toujours aux frais des mêmes crétins de payeurs;on les a"les poules pas de têtes" en politique, avec en tête()la Marois! Quand y aura-t-il un gouvernement qui va avoir l'audace de faire "le grand ménage"?? Nous débarrasser des maudits parasites qui nous emmerdent ........

    RépondreSupprimer
  75. Grosse exagération... vu l'urgence de la situation tous les conflits n'aurait pas lieu. cest totalement absurde et exagéré.... comme si nous étions des gens qui ne saurait pas détecter et agir en état d'urgence...cest niaiseux et de mauvais gout...

    RépondreSupprimer
  76. le plus drole c'est que c'est presque vrai et ont en rit......

    RépondreSupprimer
  77. dans le reste du pays,c,est bien connu que les cacabequois ont pas besoin de personnes pour se detruire,ont fais ca tres bien entre ns autres,j,ai tellement honte d,etre quebecois qu,en voyage,je dis au mond que je suis canadien,ca passe mieux.pq:province de qqqqq

    RépondreSupprimer
  78. Exagéré? Vraiment?

    Personnellement, je trouve qu'on est DÉJÀ dans "l'urgence de la situation" pour plusieurs dossiers au Québec.

    L'échangeur Turcot, pivot névralgique de la circulation à Montréal, est dans un tel état d'urgence à être réparé qu'il est sous étroite surveillance permanente et ceci nous coûte des millions à chaque années...

    Pourtant, on est assez niaiseux pour ne pas pouvoir s'entendre sur la façon de le reconstruire. Et ça dure comme ça...pendant des années.

    Pathétiques, nous sommes pathétiques!

    RépondreSupprimer
  79. c est un belle image mais combien triste pour l apposer au Quebec nous avons eu a plusieurs reprise a démontrer notre savoir faire même en état d urgence mais il est malheureusement trop vrai que le Québécois avec sa politique actuelle ne pourrai bouger un doigt tellement nous somme engluer dans cette merde premier ministre transparent et qu' avons nous a proposer pour remplacer ces incapables PERSONNE pourquoi continuer a voter pour les memes nos mineurs seraient surement encore au fond

    RépondreSupprimer
  80. Dans une situation aussi dramatique que celle exposée et qui nécessiterait notre savoir-faire et de notre volonté d'agir promptement et efficacement au Québec, serait sûrement une démonstration de notre solidarité d'êtres humains. Que les gouvernements s'accordent le crédit d'une façon ou d'une autre, ça fait partie de l'hommerie, mais j'ose croire qu'une telle caricature fait partie d'un humour douteux qui ne me fait par rire ni même sourire.

    RépondreSupprimer
  81. Labeaume aurait régler ça pas mal plus vite...

    RépondreSupprimer
  82. Très bonne carricature!

    Je le concède. J'ai bien ri. Il faut savoir rire de nos travers. Mais ce qui est une carricature doit être vu comme tel.

    Nous sommes capables aussi de bons coups. Je crois que nous avons traversé la crise du verglas de façon magistrale. D'accord, il y a longtemps... Nous avons nos défauts, mais aussi de grandes qualités qui font l'envie de bien des démocraties.

    Il faut reconnaître que nous sommes dans une période particulièrement sombre où il y a de bonnes raisons d'être méfiants, rouspéter, demander des comptes. Il faut le faire.

    Il faut dénoncer tous ces organismes bidons comme le BAPE, par exemple. Mais il ne faut pas pour autant fermer les yeux sur tout.

    La santé, l'éducation, la survie du français, le financement des partis politiques, la corruption érigée en système, les attaques répétés des pétrolières et compagnies minières, la destruction de grandes parties du territoire par des barrages dont on n'a pas vraiment besoin, autant de préoccupations qui méritent qu'on s'y attarde. Et nos dirigeants voudraient qu'on procède le plus vite possible.

    Mettre tout le monde dans le même panier, c'est faire le jeu de ceux qui nous dirigent si mal. Vouloir tout régler vite, en utilisant le baillon sans scrupule, c'est ce que souhaite les libéraux de Jean Charest.

    Notre problème, c'est qu'on va trop lentement quand il faut aller vite et trop vite quand il faudrait aller plus lentement. On doit pendre le temps de mesurer les impacts et tenir compte de ceux qui sont concernés par les changements.

    Je crois que nous avons de bons leaders d'opinions, de bonnes sources de réflexions sur notre situation actuelle et les voies de solutions. Encore faut-il pouvoir les reconnaître, écouter ce qu'ils ont à dire, réfléchir et poursuivre les discussions d'orientation. Il ne faut surtout pas mettre tout dans le même panier.

    RépondreSupprimer
  83. Version Étasunienne où une mine s'effondre près de la frontière entre les États-Unis et le Mexique :

    -Les médias et le gouvernement tentent d'étouffer l'affaire et manipulent l'information: il n'y aurait qu'un seul mineur, sous seulement 10 mètres de terre.

    -L'armé et la police tentent de repousser les journalistes citoyens du site pour ne pas que les conditions de travail des travailleurs illégaux mexicains fasse de nouveau manchette.

    -Les médias complices font une campagne commune de désinformation pour convaincre le publique étasunien que les travailleurs mexicains méritent l'asphyxie sous terre puisqu'ils ne sont pas de fidèles chrétiens orthodoxes.

    -On décide de ne pas forer de trous car les bénéfices et les profits ne valent pas les dépenses.

    -L'Otan déclenche une guerre contre le Mexique puisque le drapeau des États-Unis aurait été brulé au Mexique en représailles à l'abandon des recherches.

    RépondreSupprimer
  84. Et comme bouquet typiquement québécois, les mineurs sortent un à un, parsèment leurs impressions de sacres bien senties et finissent par conclure avec le seul adjectif que la majorité d'ici connaisse: C'était SUPER !
    Bravo pour cette histoire bien de chez nous!

    RépondreSupprimer
  85. Risible. Comme un autre anonyme a mentionné: "En situation d'exception le Québec réagit en général très rapidement et efficacement.".

    RépondreSupprimer
  86. Drôle, mais faux et typiquement auto-flagellatoire. La mine québécoise a été construite selon les normes et est opérée par des syndiqués qui ne se gênent pas pour appeler un inspecteur et refuser d'aller au trou s'ils voient un problème.

    RépondreSupprimer
  87. Ah mais vous oubliez les lois baillon dont est spécialiste John James et ses députés et ministres...Sans doute, aurait-il rapidement mis ordre à tous ces délires dont il est question dans cette excellente caricature. ;-)

    RépondreSupprimer
  88. Merci pour cette espace de rigolade...J'ai adoré! J'ai par contre aussi beaucoup aimé les commentaires de toutes sortes. Certains étaient même fort instructif. Bravo!

    RépondreSupprimer
  89. Magnifique. Or il faut différencier entre le peuple et nos dirigeants politiques actuels. Nos leaders (gouvernementaux, syndicalistes, etc.) nous font honte mais ce n’est pas la première fois dans notre histoire que le peuple est trahi par les « zti boss à gogo ». Donc, patience. On va faire le nettoyage et on verra de plus en plus d’exemple comme les héros du verglas. Mais, il faut avouer que dernièrement nos dirigeants nous font vraiment chier.

    RépondreSupprimer
  90. Tout un texte en effet! J’ai bien ri, j’en ai encore mal au ventre…
    Il ou elle se sentait inspiré! ça doit lui faire du bien!
    On dit que la merde chiée ne fait plus mal au ventre… C’est toujours ça de bien!

    Il n’y a au moins deux fautes dans tout ce compte rendu, prière de communiquer le fait à « Sonia » dont on taira ici le nom.

    1- La signature d’un fonctionnaire du gouvernement du Québec ne peut être bilingue à moins d’être du Nouveau Brunswick ou encore d’un perdu francophone hors-Québec qui a une poussée identitaire non traitée. J’ai déposé un grief à l’Office de la langue française avec copie conforme à l’honorable John James Charest premier sinistre du Québec.

    Le ministre Crétine St-Pierre, devra se pencher sur toute cette histoire à moins qu’elle évoque qu’elle a encore mal au dos!

    2- La deuxième omission volontaire ou non dans toute cette histoire, c’est qu’on apprend à travers la même émission ENQUÊTE que l’entreprise est en fait la propriété majoritaire d’intérêts états-uniens qui se sont tus sur toute cette histoire prétextant qu’ils ne comprenaient pas le français, ni rein dans toute cette histoire qui selon eux n’est qu’un classique, monté de toutes pièces dans un studio d’Hollywood pour le prochaine film : Où donc se loge le Gaz de Schiste ? Film en noir et blanc bien entendu!

    Ya pas mal de monde qui ont l'air de trouver ça dur de vivre dans un pays civilisé !
    Je comprends qu'ils se réfugient aux EU !À propos de pays civilisé, il y avait un topo intéressant, hier, à Découverte (Sécurité dans les mines : http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2010-2011/index.asp) montrant que les malheurs dont ont souffert les mineurs chiliens, auraient été impossibles au Québec. Le contraste est édifiant !
    Roberpierre, qui vous souhaite une belle semaine et un joyeux temps des fêtes.

    RépondreSupprimer
  91. Ya pas mal de monde qui ont l'air de trouver ça dur de vivre dans un pays civilisé ! Je comprends qu'ils se réfugient aux EU !
    À propos de pays civilisé, il y avait un topo intéressant, hier, à Découverte (Sécurité dans les mines : http://www.radio-canada.ca/emissions/decouverte/2010-2011/index.asp) montrant que les malheurs dont ont souffert les mineurs chiliens, auraient été impossibles au Québec. Le contraste est édifiant !

    RépondreSupprimer
  92. Tout un texte en effet! J’ai bien ri, j’en ai encore mal au ventre…
    Il ou elle se sentait inspirée! ça doit lui faire du bien!
    On dit que la merde chiée ne fait plus mal au ventre… C’est toujours ça de bien!

    Il n’y a au moins deux fautes dans tout ce compte rendu, prière de communiquer le fait à « Sonia » dont on taira ici le nom.

    1- La signature d’un fonctionnaire du gouvernement du Québec ne peut être bilingue à moins d’être du Nouveau Brunswick ou encore d’un perdu francophone hors-Québec qui a une poussée identitaire non traitée. J’ai déposé un grief à l’Office de la langue française avec copie conforme à l’honorable John James Charest premier sinistre du Québec.

    Le ministre Crétine St-Pierre, devra se pencher sur toute cette histoire à moins qu’elle évoque qu’elle a encore mal au dos!

    2- La deuxième omission volontaire ou non dans toute cette histoire, c’est qu’on apprend à travers la même émission ENQUÊTE que l’entreprise est en fait la propriété majoritaire d’intérêts états-uniens qui se sont tus sur toute cette histoire prétextant qu’ils ne comprenaient pas le français, ni rein dans toute cette histoire qui selon eux n’est qu’un classique, monté de toutes pièces dans un studio d’Hollywood pour le prochaine film : Où donc se loge le Gaz de Schiste ? Film en noir et blanc bien entendu!

    Roberpierre, qui vous souhaite une belle semaine et un joyeux temps des fêtes.

    RépondreSupprimer
  93. tres bon...Il manque une commission d enquete qui aurait toute fermé les mines...

    RépondreSupprimer
  94. Marc Girard Jonquiere Saguenay21 décembre 2010 à 11:13

    Triste ! Mais tellement vrai ! Quel beau pays (Quebec) Je me souviens , et continue a boire pour oublier !!vraiment bon comme texte
    Marc Girard
    Jonquiere

    RépondreSupprimer
  95. Une satyre qui tire juste. Une élection en effet quelque part dans tous ça et on se sent chez nous !

    RépondreSupprimer